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Repousser l’âge de la lecture pour lutter contre les inégalités sociales ?

Repousser l’âge de la lecture pour lutter contre les inégalités sociales ?

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Repousser l’âge de la lecture pour lutter contre les inégalités sociales ?

Read More  Pour Louis Maurin, fondateur et directeur de l’Observatoire des Inégalités, pour combattre les inégalités sociales à l’école, il faudrait repousser d’un an l’enseignement de la lecture.
Une idée intéressante que développe et étaye l’auteur en s’appuyant sur divers travaux. « Il existe deux manières de réduire les inégalités face à la lecture. La première est de tenter de développer le vocabulaire des enfants de milieux populaires dès les premières années de leur vie » explique Louis Maurin pour qui aller vers ce type de dispositifs, « c’est simplement prendre le problème à l’envers ». « Il serait à la fois plus juste et plus efficace de repousser d’un an l’âge d’apprentissage de la lecture à l’école. Dans les pays scandinaves, là où les niveaux scolaires sont les plus élevés et les inégalités réduites, on apprend à lire à l’école vers l’âge de sept ans, un an plus tard qu’en France, par exemple. Comme le montrent les résultats des études Pisa de l’OCDE, il n’existe aucun lien entre le fait de savoir lire tôt et le niveau ultérieur des individus. Les élèves français sont moyens. La lecture dès six ans n’a aucune utilité d’un point de vue éducatif, mais a pour effet … de mettre très vite en situation d’infériorité les jeunes enfants des classes populaires ».
Un article à lire ici 

Pour Louis Maurin, fondateur et directeur de l’Observatoire des Inégalités, pour combattre les inégalités sociales à l’école, il faudrait repousser d’un an l’enseignement de la lecture.

Une idée intéressante que développe et étaye l’auteur en s’appuyant sur divers travaux. « Il existe deux manières de réduire les inégalités face à la lecture. La première est de tenter de développer le vocabulaire des enfants de milieux populaires dès les premières années de leur vie » explique Louis Maurin pour qui aller vers ce type de dispositifs, « c’est simplement prendre le problème à l’envers ». « Il serait à la fois plus juste et plus efficace de repousser d’un an l’âge d’apprentissage de la lecture à l’école. Dans les pays scandinaves, là où les niveaux scolaires sont les plus élevés et les inégalités réduites, on apprend à lire à l’école vers l’âge de sept ans, un an plus tard qu’en France, par exemple. Comme le montrent les résultats des études Pisa de l’OCDE, il n’existe aucun lien entre le fait de savoir lire tôt et le niveau ultérieur des individus. Les élèves français sont moyens. La lecture dès six ans n’a aucune utilité d’un point de vue éducatif, mais a pour effet … de mettre très vite en situation d’infériorité les jeunes enfants des classes populaires ».

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