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La transidentité de genre

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La transidentité de genre

Read More  Sensible, c’est le mot, c’est même l’un des sujets de société les plus complexes qui soient. Commençons par sa définition. L’une des plus ancienne est celle de la Cour européenne des droits de l’homme. Elle évoque les personnes qui, « tout en appartenant physiquement à un sexe, ont le sentiment d’appartenir à un autre ». Mais d’autres parleront plutôt d’une identité de genre qui ne correspond pas au sexe qui serait « assigné » (je mets des guillemets) à la naissance. A dire vrai, le vocabulaire employé dans ce domaine est très abscons : on parle de dysphorie de genre, de vécu d’identité, de gender fluids, de non-binaires… Je me garderai bien de prendre position sur tous ces sujets, mais j’aimerais attirer votre attention sur un phénomène précis :
Depuis quelques années, le nombre d’enfants et de jeunes se déclarant transgenre, c’est-à-dire rejetant leur identité sexuelle d’origine, est en hausse exponentielle. L’académie de médecine parle même d’un phénomène « d’allure épidémique ». Le regard de la société sur ces jeunes en souffrance a profondément changé. Des mesures sont prises, particulièrement en milieu scolaire, pour qu’ils ne subissent pas de discrimination. Des parcours de soins, hormonaux ou chirurgicaux, sont mis en place selon les âges. Et la caisse d’allocation familiale relaie désormais officiellement la théorie de l’affirmation du genre, en soutenant le mois dernier que, je cite, « le genre n’a rien à voir avec la sexualité ».
Cette prise de position a suscité des réactions ?Oui, des personnalités respectées comme comme la pédopsychiatre Caroline Eliacheff ou la philosophe Elisabeth Badinter l’ont jugée subjective et dangereuse. Elles affirment que les positions de la CAF ne reposent sur aucun fondement scientifique. Et ces réticences, on les retrouve, ce qui est nouveau, chez les gouvernants de plusieurs pays comme la Suède, la Finlande ou le Royaume Uni. Là-bas, on est désormais très réservé sur la transition de genre chez les jeunes. On insiste sur la gravité des traitements qui leurs sont proposés : d’abord des bloqueurs de puberté puis des hormones de substitution, œstrogènes ou testosterone, puis des traitements chirurgicaux parfois irréversibles.
Sur un sujet aussi délicat, le mieux est sans doute d’écouter l’académie nationale de médecine, qui recommande une grande prudence médicale chez l’enfant et l’adolescent, compte tenu de la vulnérabilité, en particulier psychologique, de cette population et des nombreux effets indésirables, voire des complications graves, que peuvent provoquer certaines des thérapeutiques disponibles. Ce serait bien que ces paroles de sagesse soient davantage entendues. 

Sensible, c’est le mot, c’est même l’un des sujets de société les plus complexes qui soient. Commençons par sa définition. L’une des plus ancienne est celle de la Cour européenne des droits de l’homme. Elle évoque les personnes qui, « tout en appartenant physiquement à un sexe, ont le sentiment d’appartenir à un autre ». Mais d’autres parleront plutôt d’une identité de genre qui ne correspond pas au sexe qui serait « assigné » (je mets des guillemets) à la naissance. A dire vrai, le vocabulaire employé dans ce domaine est très abscons : on parle de dysphorie de genre, de vécu d’identité, de gender fluids, de non-binaires… Je me garderai bien de prendre position sur tous ces sujets, mais j’aimerais attirer votre attention sur un phénomène précis :

Depuis quelques années, le nombre d’enfants et de jeunes se déclarant transgenre, c’est-à-dire rejetant leur identité sexuelle d’origine, est en hausse exponentielle. L’académie de médecine parle même d’un phénomène « d’allure épidémique ». Le regard de la société sur ces jeunes en souffrance a profondément changé. Des mesures sont prises, particulièrement en milieu scolaire, pour qu’ils ne subissent pas de discrimination. Des parcours de soins, hormonaux ou chirurgicaux, sont mis en place selon les âges. Et la caisse d’allocation familiale relaie désormais officiellement la théorie de l’affirmation du genre, en soutenant le mois dernier que, je cite, « le genre n’a rien à voir avec la sexualité ».

Cette prise de position a suscité des réactions ?

Oui, des personnalités respectées comme comme la pédopsychiatre Caroline Eliacheff ou la philosophe Elisabeth Badinter l’ont jugée subjective et dangereuse. Elles affirment que les positions de la CAF ne reposent sur aucun fondement scientifique. Et ces réticences, on les retrouve, ce qui est nouveau, chez les gouvernants de plusieurs pays comme la Suède, la Finlande ou le Royaume Uni. Là-bas, on est désormais très réservé sur la transition de genre chez les jeunes. On insiste sur la gravité des traitements qui leurs sont proposés : d’abord des bloqueurs de puberté puis des hormones de substitution, œstrogènes ou testosterone, puis des traitements chirurgicaux parfois irréversibles.

Sur un sujet aussi délicat, le mieux est sans doute d’écouter l’académie nationale de médecine, qui recommande une grande prudence médicale chez l’enfant et l’adolescent, compte tenu de la vulnérabilité, en particulier psychologique, de cette population et des nombreux effets indésirables, voire des complications graves, que peuvent provoquer certaines des thérapeutiques disponibles. Ce serait bien que ces paroles de sagesse soient davantage entendues.

 

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