Cette maire du Nord est la première à faire sa transition de genre en plein mandat

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Cette maire du Nord est la première à faire sa transition de genre en plein mandat

Read More  OceanProd / Getty Images/iStockphoto City Hall building mairie in french means cityhall Estelle Szabo, maire du Nord, est la première à faire sa transition de genre en plein mandat LGBTQI+ – La maire d’Estevelles (Pas-de-Calais), élue en tant qu’homme et engagée dans un parcours de transition de genre, a obtenu mercredi 12 avril le « soutien » de son conseil municipal, qu’elle avait demandé pour poursuivre son mandat en tant que femme, a-t-elle annoncé à l’AFP. À 63 ans, l’édile (sans étiquette) de cette commune de 2000 habitants devient ainsi, dit-elle, la « première » maire transgenre à officialiser cette transition en cours de mandat. Réuni mercredi, le conseil municipal « m’a renouvelé sa confiance », se réjouit l’élue, même si ce vote du conseil n’était pas requis par la loi. Sur 18 votants, « 14 ont voté pour et quatre se sont abstenus ». Vous ne pouvez pas visionner ce contenu car :Vous avez refusé les cookies associés aux contenus issus de tiers en vous abonnant. Vous ne pourrez donc pas lire nos vidéos qui ont besoin de cookies tiers pour fonctionner. Vous utilisez un bloqueur de publicité. Nous vous conseillons de le désactiver afin d’accéder à nos vidéos. Si vous n’êtes dans aucun de ces deux cas, contactez-nous à aide@huffingtonpost.fr. « C’est une continuité dans mon parcours de vie, dans mon parcours politique. Jeudi dans la matinée, je présenterai les choses aux salariés de la commune et je communiquerai auprès de la population, et à partir de vendredi, j’aurai mon apparence telle que je le souhaite et j’exercerai comme la maire d’Estevelles », a-t-elle réagi à l’issue du vote. « Pendant une période, c’est la démission qui s’imposait à moi », notamment pour « accélérer les choses », ou « protéger » ma vie privée, a expliqué la maire à l’AFP. Mais « je suis une personne de combat », et « fière de l’investissement que j’ai pu avoir dans cette petite commune, je ne voulais pas l’abandonner. J’ai pris conscience que la meilleure des solutions, c’était de communiquer », a-t-elle ajouté. La procédure de changement d’état civil qu’elle a entamée il y a quelques semaines est toujours en cours. « Le fait de me maintenir dans ce parcours de vie en portant cette différence, peut m’apporter, à moi, à ma famille et à la collectivité, une stabilité qui peut être utile pour terminer ce mandat. En étant peut-être sous les feux de la rampe, je peux aussi porter un certain message par rapport à ce qu’est la transidentité. Je joue déjà aujourd’hui un rôle dans les associations », a-t-elle notamment dit à La Voix du Nord. Après des contacts avec la préfecture, l’État lui a indiqué « qu’il n’y avait pas de problème », qu’il était « légalement possible » de continuer d’exercer en tant que femme, a-t-elle assuré. « J’ai alors choisi de solliciter la confiance de mes pairs », notamment pour asseoir « ma légitimité ». « Depuis plus de 22 ans, je suis au service de ma commune (…). Par transparence, j’éprouve aujourd’hui la nécessité d’exprimer une différence que je porte sur le plan personnel », écrit-elle dans un communiqué signé Estelle Szabo. « Cette différence partagée par des centaines de milliers de personnes en France, (…) est celle de la transidentité et de la souffrance psychologique de ne pas être dans le “bon” genre », poursuit-elle. « Il m’aura fallu de très nombreuses années pour comprendre et accepter qui j’étais réellement », grâce notamment à un suivi psychothérapeutique, et avec le soutien de « mes proches et mon épouse ». « Je ne veux porter qu’un message », a souligné Estelle Szabo à l’AFP : « c’est qu’on peut être une personne avec une différence, pas forcément toujours acceptée aujourd’hui, et exercer une fonction politique ». À voir également sur Le HuffPost : Vous ne pouvez pas visionner ce contenu car :Vous avez refusé les cookies associés aux contenus issus de tiers en vous abonnant. Vous ne pourrez donc pas lire nos vidéos qui ont besoin de cookies tiers pour fonctionner. Vous utilisez un bloqueur de publicité. Nous vous conseillons de le désactiver afin d’accéder à nos vidéos. Si vous n’êtes dans aucun de ces deux cas, contactez-nous à aide@huffingtonpost.fr. 

OceanProd / Getty Images/iStockphoto City Hall building mairie in french means cityhall
Estelle Szabo, maire du Nord, est la première à faire sa transition de genre en plein mandat

LGBTQI+ – La maire d’Estevelles (Pas-de-Calais), élue en tant qu’homme et engagée dans un parcours de transition de genre, a obtenu mercredi 12 avril le « soutien » de son conseil municipal, qu’elle avait demandé pour poursuivre son mandat en tant que femme, a-t-elle annoncé à l’AFP.

À 63 ans, l’édile (sans étiquette) de cette commune de 2000 habitants devient ainsi, dit-elle, la « première » maire transgenre à officialiser cette transition en cours de mandat. Réuni mercredi, le conseil municipal « m’a renouvelé sa confiance », se réjouit l’élue, même si ce vote du conseil n’était pas requis par la loi. Sur 18 votants, « 14 ont voté pour et quatre se sont abstenus ».

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« C’est une continuité dans mon parcours de vie, dans mon parcours politique. Jeudi dans la matinée, je présenterai les choses aux salariés de la commune et je communiquerai auprès de la population, et à partir de vendredi, j’aurai mon apparence telle que je le souhaite et j’exercerai comme la maire d’Estevelles », a-t-elle réagi à l’issue du vote.

« Pendant une période, c’est la démission qui s’imposait à moi », notamment pour « accélérer les choses », ou « protéger » ma vie privée, a expliqué la maire à l’AFP. Mais « je suis une personne de combat », et « fière de l’investissement que j’ai pu avoir dans cette petite commune, je ne voulais pas l’abandonner. J’ai pris conscience que la meilleure des solutions, c’était de communiquer », a-t-elle ajouté.

La procédure de changement d’état civil qu’elle a entamée il y a quelques semaines est toujours en cours. « Le fait de me maintenir dans ce parcours de vie en portant cette différence, peut m’apporter, à moi, à ma famille et à la collectivité, une stabilité qui peut être utile pour terminer ce mandat. En étant peut-être sous les feux de la rampe, je peux aussi porter un certain message par rapport à ce qu’est la transidentité. Je joue déjà aujourd’hui un rôle dans les associations », a-t-elle notamment dit à La Voix du Nord.

Après des contacts avec la préfecture, l’État lui a indiqué « qu’il n’y avait pas de problème », qu’il était « légalement possible » de continuer d’exercer en tant que femme, a-t-elle assuré. « J’ai alors choisi de solliciter la confiance de mes pairs », notamment pour asseoir « ma légitimité ».

« Depuis plus de 22 ans, je suis au service de ma commune (…). Par transparence, j’éprouve aujourd’hui la nécessité d’exprimer une différence que je porte sur le plan personnel », écrit-elle dans un communiqué signé Estelle Szabo.

« Cette différence partagée par des centaines de milliers de personnes en France, (…) est celle de la transidentité et de la souffrance psychologique de ne pas être dans le “bon” genre », poursuit-elle. « Il m’aura fallu de très nombreuses années pour comprendre et accepter qui j’étais réellement », grâce notamment à un suivi psychothérapeutique, et avec le soutien de « mes proches et mon épouse ».

« Je ne veux porter qu’un message », a souligné Estelle Szabo à l’AFP : « c’est qu’on peut être une personne avec une différence, pas forcément toujours acceptée aujourd’hui, et exercer une fonction politique ».

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