Woke ou réac ? Pour qui vote ChatGPT…

Woke ou réac ? Pour qui vote ChatGPT…

Collectif

Tribune des observateurs

Table des matières

Woke ou réac ? Pour qui vote ChatGPT…

Ceux qui ont tenté de « discuter » avec ChatGPT savent que le robot se révèle assez peu loquace sur les sujets politiques. La machine louvoie, se dandine et évite soigneusement de prendre une quelconque position tranchée, préférant se réfugier dans des postures que l’on pourrait qualifier de « politiquement correctes ». Aucun risque que ce nouvel algorithme n’explose en plein vol, comme Tay, l’éphémère intelligence artificielle de Microsoft qui, en 24 heures d’apprentissage auprès des internautes, avait fini par faire la promotion du nazisme ou expliquer que les féministes « devraient mourir et aller en enfer ».

Bref, ChatGPT fait preuve d’une prudence mâtinée de pudibonderie, car il a été paramétré pour éviter les dérapages. Cela signifie-t-il pour autant que la machine ne « croit » en rien ? Ou, dit autrement, est-il possible de simuler une conversation en l’absence de tout système de valeurs ? C’est ce qu’a voulu comprendre le professeur de sciences économiques de l’université d’Avignon, Pierre-Henri Morand. Il a découvert que derrière l’apparence de la neutralité des réponses, il y avait des convictions, des jugements, un sens du bien et du mal ; bref, tout ce qui fait la trame d’un système moral.

Droit de réponse et contributions
Vous souhaitez réagir ? Soumettez une proposition de tribune

Vous pourriez aimer aussi :

Vous avez dit liberté académique ? À propos d’un rapport hémianoptique commandé par France Universités

La publication récente d’un rapport sur la liberté académique a bien évidemment suscité un immense intérêt de la part de l’Observatoire d’éthique universitaire, d’autant plus qu’il y est fait abondamment mention de notre Observatoire, dont une des missions est précisément de dénoncer les atteintes multiples à la liberté académique et qui a publié sur son site plusieurs éditoriaux et articles sur ce sujet.

Chercher et Enseigner, était-ce mieux avant ?

Pierre Rochette dresse un bilan sévère de ses 44 années de carrière, dénonçant la montée d’une bureaucratie pesante et absurde qui entrave gravement la recherche scientifique, la liberté académique et le fonctionnement de l’enseignement supérieur en France
Ce qu'il vous reste à lire
0 %

Peut-être devriez-vous vous abonner ?

Sinon, ce n’est pas grave ! Vous pouvez fermer cette fenêtre et continuer votre lecture.

    S'enregistrer: