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Read More  TRIBUNEArticle réservé aux abonnésMéditerranée, mortelle migrationdossierAprès le naufrage au large du Péloponnèse et à l’approche d’une nouvelle loi sur le sujet, le politiste Alain Policar interroge la capacité de l’Etat à contrôler les flux migratoires sans tomber dans la xénophobie. Instaurer une ouverture démocratiquement contrôlée permettrait de reconnaître leur existence tout en limitant leur portée identitaire.par Alain Policar, Politiste, Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof)publié le 14 juin 2023 à 19h58Alors qu’un nouveau naufrage vient de se produire en Méditerranée, provoquant des dizaines de morts (78, au moment où j’écris), il est fort probable que ce drame soit rapidement oublié et notre responsabilité non questionnée. L’indigne spectacle, infiniment répété, d’un migrant sans vie, échoué sur nos plages, aurait dû nous rappeler, que «malgré toutes les frontières qui séparent les Etats, malgré toutes les pseudo-identités qui nous divisent, nous sommes une seule humanité (1)». Mais il n’en est rien et, tel qu’il s’annonce, le débat sur l’immigration a plus de chances de se perdre dans des relents xénophobes que d’examiner les conditions de l’accueil. Le texte à venir (le 29e depuis 1980 !) se propose, en effet, d’intensifier l’éloignement des étrangers en situation irrégulière. Mais il s’agit, comme Gérald Darmanin et Olivier Dussopt l’ont écrit dans 

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Méditerranée, mortelle migrationdossier

Après le naufrage au large du Péloponnèse et à l’approche d’une nouvelle loi sur le sujet, le politiste Alain Policar interroge la capacité de l’Etat à contrôler les flux migratoires sans tomber dans la xénophobie. Instaurer une ouverture démocratiquement contrôlée permettrait de reconnaître leur existence tout en limitant leur portée identitaire.

par Alain Policar, Politiste, Centre de recherches politiques de Sciences-Po (Cevipof)

publié le 14 juin 2023 à 19h58

Alors qu’un nouveau naufrage vient de se produire en Méditerranée, provoquant des dizaines de morts (78, au moment où j’écris), il est fort probable que ce drame soit rapidement oublié et notre responsabilité non questionnée. L’indigne spectacle, infiniment répété, d’un migrant sans vie, échoué sur nos plages, aurait dû nous rappeler, que «malgré toutes les frontières qui séparent les Etats, malgré toutes les pseudo-identités qui nous divisent, nous sommes une seule humanité (1)». Mais il n’en est rien et, tel qu’il s’annonce, le débat sur l’immigration a plus de chances de se perdre dans des relents xénophobes que d’examiner les conditions de l’accueil. Le texte à venir (le 29e depuis 1980 !) se propose, en effet, d’intensifier l’éloignement des étrangers en situation irrégulière. Mais il s’agit, comme Gérald Darmanin et Olivier Dussopt l’ont écrit dans

 

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