Nos prises de position et nos analyses stratégiques.
Les éditos constituent la voix institutionnelle de l’Observatoire. Ils articulent nos positions, synthétisent nos analyses et situent les enjeux intellectuels contemporains.
L’université de Strasbourg se prépare à la dhimmitude
Jacques Robert aborde le soutien juridique apporté par l’université de Strasbourg à une doctorante ayant poursuivi sans succès la chercheuse du CNRS Florence Bergeaud-Blackler: détournement de la mission universitaire et atteinte à la liberté académique.
Pierre Vermeren, normalien et agrégé d'histoire, est un spécialiste du Maghreb et des mondes arabo-berbères.
Jean-Michel Aphatie et l’Algérie, histoire d’un naufrage
À l’heure où l’écrivain de langue française Boualem Sansal se meurt dans les geôles d’Alger, le journaliste politique vedette de RTL déclare à l’antenne ce 25 février 2025 que la France « a fait des centaines d’Oradour-sur-Glane » en Algérie, et « que les nazis se sont comportés comme nous, nous l’avons fait en Algérie ».
Professeur émérite de cancérologie, université de Bordeaux
Pris en tenaille entre wokisme et trumpisme
Jacques Robert met en garde contre les excès du wokisme et du trumpisme, deux extrêmes menaçant la science, et appelle à la vigilance contre toutes les formes d’idéologisation du savoir.
Face aux spectres de l’irrationnel, nous sommes toujours les avocats des morts
Nous sommes les avocats des morts, non pas parce que nous entendons leurs voix, mais parce que nous refusons d’assujettir le savoir à des illusions séduisantes. La science ne peut être un terrain d’expériences "exceptionnelles" ; elle est, avant tout, un espace d’exigence intellectuelle.
Pierre Vermeren, normalien et agrégé d'histoire, est un spécialiste du Maghreb et des mondes arabo-berbères.
Le genre ? Ça n’existe pas
Dans le monde d’avant, la littérature était le moyen de connaître la vie des autres, d’imaginer la sienne, et d’éprouver ses vertus, son corps, ses fantasmes, ses espérances et ses ambitions. Les professeurs de morale et de vertu n’étaient ni des fonctionnaires ni des militants rétribués, mais des penseurs et des artistes aux prises avec la question humaine. Cette bibliothèque est toujours disponible. Monsieur le ministre délégué, tenez bon !
On n’arrête pas le progrès dans l’invention de nouvelles causes wokes, destinées à réveiller à nouveau les troupes un peu trop endormies. Parce que c’est vrai, à force de nous gaver de « genre » (environ la moitié des thèmes recensés dans les quelque 250 items de notre Rapport 2023), « racisation », « islamophobie », « homophobie », « transphobie », « grossophobie » et toutes les phobies imaginables (sauf celle des souris et des reptiles, les seules pourtant que je doive hélas confesser), on finit par trouver le feuilleton un peu répétitif… Ainsi le morne troupeau des « moutons de la pensée » s’échine périodiquement à renouveler le cheptel des malheureuses victimes de la Domination (maudit soit ton nom trop prononcé !). Et la dernière trouvaille en date, ce sont les enfants. Chiche ?
Cela impose, puisque le budget de la Nation est en discussion, de créer une enveloppe spécifique pour la lutte contre l’adultisme, destinée à favoriser des stages rémunérés animés par les enfants eux-mêmes, afin de mieux veiller à faire comprendre l’oppression spécifique qu’ils subissent. Ceux-ci auront pour objectif d’éveiller les parents et, au-delà, tous les adultes, à la relation toxique qui les a poussés à faire des enfants sans leur demander leur avis.