Les médias parlent mieux de transidentité, mais il reste du chemin à faire

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Les médias parlent mieux de transidentité, mais il reste du chemin à faire

Read More  Mercredi 22 février, l’Association des journalistes LGBTI (AJL) a publié une étude sur le traitement médiatique des questions de transidentité, intitulé Transidentités : de l’invisibilisation à l’obsession médiatique. Entre août et novembre 2022, les auteurs de l’étude ont analysé 434 articles publiés en ligne qui évoquaient les transidentités, dont 98 en avaient fait leur sujet principal. L’objectif ? « Evaluer précisément la façon dont le sujet est abordé, traité, expliqué ». « Il y a dix ans, le mariage pour tous était voté, entraînant avec lui un flot de paroles LGBTQIphobes déversées à heure de grande écoute. En 2023, nous constatons que les mêmes mécanismes médiatiques sont toujours en place, désormais dirigés contre les personnes trans », justifient les journalistes de l’AJL dans un communiqué.Ainsi, l’AJL a classé 21 médias en fonction de leurs traitements médiatiques de la transidentité. « Il convient de louer la nette amélioration du traitement médiatique des transidentités, enfin perçues comme un sujet d’actualité à part entière », peut-on lire dans le rapport.« 20 Minutes » 4e du classement de l’étude« Ces progrès sont néanmoins fragiles et reposent souvent sur certains médias, voire certaines bonnes volontés individuelles », relativise les auteurs. Parmi les bons élèves, ceux qui produisent le plus d’articles de « bonne qualité », on compte le HuffPost (93.8 %), Libération (80.5 %), France Bleu (78.6 %), 20 Minutes (77.8 %) et CNews (75 %). De l’autre côté, ceux qui produisent le plus d’articles de mauvaise qualité sont L’Express (60 %), Marianne (58.3 %), Le Figaro (57,1 %), le JDD (57.1 %) et les Echos (41.7 %). Le Figaro est également le média qui a publié le plus de contenus en rapport avec la transidentité durant la période d’étude, en publiant 70 articles en quatre mois, soit plus « d’un article sur 6 de [cette] étude ».Parmi les contenus problématiques, les journalistes de l’AJL tiennent à rappeler « la responsabilité des médias dans la diffusion des positions transphobes » : « Nous pensons par exemple au Figaro ou à Marianne qui, de par leur traitement obsessionnel, alarmiste et peu rigoureux de ces questions, participent largement à la création de  »paniques morales » autour des transidentités. »Au total, la moitié des 434 articles sont « de bonne qualité ». Parmi les points d’améliorations figure la polarisation des sujets abordés avec les personnes trans : leur transidentité. « 20,9 % des articles étudiés donnent la parole à une personne trans, notamment pour aborder autre chose que sa transidentité. » 

Mercredi 22 février, l’Association des journalistes LGBTI (AJL) a publié une étude sur le traitement médiatique des questions de transidentité, intitulé Transidentités : de l’invisibilisation à l’obsession médiatique. Entre août et novembre 2022, les auteurs de l’étude ont analysé 434 articles publiés en ligne qui évoquaient les transidentités, dont 98 en avaient fait leur sujet principal. L’objectif ? « Evaluer précisément la façon dont le sujet est abordé, traité, expliqué ». « Il y a dix ans, le mariage pour tous était voté, entraînant avec lui un flot de paroles LGBTQIphobes déversées à heure de grande écoute. […] En 2023, nous constatons que les mêmes mécanismes médiatiques sont toujours en place, désormais dirigés contre les personnes trans », justifient les journalistes de l’AJL dans un communiqué.

Ainsi, l’AJL a classé 21 médias en fonction de leurs traitements médiatiques de la transidentité. « Il convient de louer la nette amélioration du traitement médiatique des transidentités, enfin perçues comme un sujet d’actualité à part entière », peut-on lire dans le rapport.

« 20 Minutes » 4e du classement de l’étude

« Ces progrès sont néanmoins fragiles et reposent souvent sur certains médias, voire certaines bonnes volontés individuelles », relativise les auteurs. Parmi les bons élèves, ceux qui produisent le plus d’articles de « bonne qualité », on compte le HuffPost (93.8 %), Libération (80.5 %), France Bleu (78.6 %), 20 Minutes (77.8 %) et CNews (75 %). De l’autre côté, ceux qui produisent le plus d’articles de mauvaise qualité sont L’Express (60 %), Marianne (58.3 %), Le Figaro (57,1 %), le JDD (57.1 %) et les Echos (41.7 %). Le Figaro est également le média qui a publié le plus de contenus en rapport avec la transidentité durant la période d’étude, en publiant 70 articles en quatre mois, soit plus « d’un article sur 6 de [cette] étude ».

Parmi les contenus problématiques, les journalistes de l’AJL tiennent à rappeler « la responsabilité des médias dans la diffusion des positions transphobes » : « Nous pensons par exemple au Figaro ou à Marianne qui, de par leur traitement obsessionnel, alarmiste et peu rigoureux de ces questions, participent largement à la création de  »paniques morales » autour des transidentités. »

Au total, la moitié des 434 articles sont « de bonne qualité ». Parmi les points d’améliorations figure la polarisation des sujets abordés avec les personnes trans : leur transidentité. « 20,9 % des articles étudiés donnent la parole à une personne trans, notamment pour aborder autre chose que sa transidentité. »

 

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