La Petite sirène : le live action se fait encore violemment tacler

La Petite sirène : le live action se fait encore violemment tacler

Collectif

Tribune des observateurs

Table des matières

La Petite sirène : le live action se fait encore violemment tacler

Read More  Par Art Vandelay

– Publié le 02 Juin 2023 à 15:00, modifié le 02 Juin 2023 à 10:32
Après avoir été taxé de wokisme, le remake en live action de La Petite sirène essuie une critique d’un autre genre. Explications.
Le remake de La Petite sirène se fait encore violemment tacler.On accuse Disney d’occulter une page de l’Histoire.La Petite sirène ne montrerait pas l’esclavage qui avait cours au XVIIIe siècle. « DINGUERIE« , « La Petite sirène c’est de l’appropriation culturelle ! », « Le film est sympa et bonne ambiance », « La Petite sirène n’allez même pas le voir c’est super nul », « J’ai été voir La Petite sirène, honnêtement il est bien le film », « C’est une belle histoire basée sur les valeurs et la cohabitation entre les hommes et le monde marin », « C’est fou, qu’ils s’affranchissent du matériau de base » », « Je suis allé voir La Petite sirène et pardon, mais il faut appeler un chat un chat, le film n’est pas bon »… Rarement un film des studios Disney aura tant divisé les spectateurs. Malgré quelques bonnes critiques, le remake en live action de La Petite sirène prend le bouillon jour après jour. En cause, des trolls racistes et anti-wokistes qui sévissent massivement sur les réseaux sociaux. Ces voix discordantes sont désormais rejointes par celle de Marcus Ryder, ancien président du comité de la diversité de la Royal Television Society. Nos confrères de Deadline rapportent que le journaliste reproche au remake de La Petite sirène d’occulter une page sombre de l’Histoire. « Je ne pense pas que nous rendions service à nos enfants en prétendant que l’esclavage n’a jamais existé. Placer cette histoire fantastique à cette époque et à cet endroit revient littéralement à raconter une histoire d’amour entre un juif et un non-juif dans l’Allemagne des années 1940 et à ignorer l’Holocauste », explique-t-il. Et d’ajouter : « Nous devons donner à nos enfants les histoires les plus extraordinaires et les plus fantastiques possibles pour laisser grandir leur imagination. Mais nous ne devons pas le faire en supprimant ou en censurant les parties difficiles de notre histoire. » Quelques jours après sa sortie en salles, le remake de La Petite sirène est devenu la cible de trolls malintentionnés sur le site Allociné. Nos confrères ont effet remarqué une répartition des notes fort peu habituelles pour un film : le live action s’attire soit un maximum d’étoiles soit aucune bonne note. « Dès la sortie du film, nous avons constaté que les trois-quarts des notes portaient sur des 0/10 ou des 10/10, ce qui nous a alertés. On ne sait pas ce qu’il y a derrière, mais cette répartition est très atypique, et on a constaté la même chose sur des sites analogues d’autres pays, comme IMDb », analyse Julien Marcel, directeur général d’Allociné et de The Boxoffice Company, dans les pages du Parisien. Un review bombing qui a contraint le site à inviter ses visiteurs « à la prudence » et à les encourager à se faire leur « propre opinion » sur le film. 


Par Art Vandelay


– Publié le 02 Juin 2023 à 15:00, modifié le 02 Juin 2023 à 10:32

Après avoir été taxé de wokisme, le remake en live action de La Petite sirène essuie une critique d’un autre genre. Explications.

Le remake de La Petite sirène se fait encore violemment tacler.
On accuse Disney d’occulter une page de l’Histoire.
La Petite sirène ne montrerait pas l’esclavage qui avait cours au XVIIIe siècle.

« DINGUERIE« , « La Petite sirène c’est de l’appropriation culturelle ! », « Le film est sympa et bonne ambiance », « La Petite sirène n’allez même pas le voir c’est super nul », « J’ai été voir La Petite sirène, honnêtement il est bien le film », « C’est une belle histoire basée sur les valeurs et la cohabitation entre les hommes et le monde marin », « C’est fou, qu’ils s’affranchissent du matériau de base » », « Je suis allé voir La Petite sirène et pardon, mais il faut appeler un chat un chat, le film n’est pas bon »… Rarement un film des studios Disney aura tant divisé les spectateurs. Malgré quelques bonnes critiques, le remake en live action de La Petite sirène prend le bouillon jour après jour. En cause, des trolls racistes et anti-wokistes qui sévissent massivement sur les réseaux sociaux.

Ces voix discordantes sont désormais rejointes par celle de Marcus Ryder, ancien président du comité de la diversité de la Royal Television Society. Nos confrères de Deadline rapportent que le journaliste reproche au remake de La Petite sirène d’occulter une page sombre de l’Histoire. « Je ne pense pas que nous rendions service à nos enfants en prétendant que l’esclavage n’a jamais existé. Placer cette histoire fantastique à cette époque et à cet endroit revient littéralement à raconter une histoire d’amour entre un juif et un non-juif dans l’Allemagne des années 1940 et à ignorer l’Holocauste », explique-t-il. Et d’ajouter : « Nous devons donner à nos enfants les histoires les plus extraordinaires et les plus fantastiques possibles pour laisser grandir leur imagination. Mais nous ne devons pas le faire en supprimant ou en censurant les parties difficiles de notre histoire. »

Quelques jours après sa sortie en salles, le remake de La Petite sirène est devenu la cible de trolls malintentionnés sur le site Allociné. Nos confrères ont effet remarqué une répartition des notes fort peu habituelles pour un film : le live action s’attire soit un maximum d’étoiles soit aucune bonne note. « Dès la sortie du film, nous avons constaté que les trois-quarts des notes portaient sur des 0/10 ou des 10/10, ce qui nous a alertés. On ne sait pas ce qu’il y a derrière, mais cette répartition est très atypique, et on a constaté la même chose sur des sites analogues d’autres pays, comme IMDb », analyse Julien Marcel, directeur général d’Allociné et de The Boxoffice Company, dans les pages du Parisien. Un review bombing qui a contraint le site à inviter ses visiteurs « à la prudence » et à les encourager à se faire leur « propre opinion » sur le film.

 

« Ce post est un relevé d’information de notre veille d’information »

Auteur

Droit de réponse et contributions
Vous souhaitez réagir ? Soumettez une proposition de tribune

Vous pourriez aimer aussi :

Universités sous emprise

L'ouvrage collectif Critique de la raison universitaire, dirigé par Arnaud Bernadet, explore comment certaines idéologies identitaires, managériales et militantes sapent les fondements de la science, de la raison et de la liberté académique au sein des universités occidentales, notamment au Canada et en France. À travers les contributions de divers universitaires, le livre dénonce l’érosion du pluralisme intellectuel causée par la censure, les politiques EDI, l’autochtonisation du savoir et la transformation du droit en instrument militant, appelant à une défense rigoureuse de l’autonomie universitaire comme exigence de vérité.

« Face à l’obscurantisme woke » : chronique d’une parution mouvementée

Une sélection d’interventions et d’émissions consacrées à l'ouvrage "Face à l'obscurantisme woke".
Ce qu'il vous reste à lire
0 %

Peut-être devriez-vous vous abonner ?

Sinon, ce n’est pas grave ! Vous pouvez fermer cette fenêtre et continuer votre lecture.

    S'enregistrer: