Nos prises de position et nos analyses stratégiques.
Les éditos constituent la voix institutionnelle de l’Observatoire. Ils articulent nos positions, synthétisent nos analyses et situent les enjeux intellectuels contemporains.
Dernier édito du moment
Xavier-Laurent Salvador
Linguiste, Président du LAIC
L'édito du Moment
Contrôler les réseaux sociaux : dernière lubie des bien-pensants transformés en dames patronnesses
Le brouhaha des réseaux sociaux, loin de menacer la démocratie, en constitue l’expression vivante et populaire. Vouloir le faire taire révèle surtout une peur élitiste de la parole du peuple.
On n’arrête pas le progrès dans l’invention de nouvelles causes wokes, destinées à réveiller à nouveau les troupes un peu trop endormies. Parce que c’est vrai, à force de nous gaver de « genre » (environ la moitié des thèmes recensés dans les quelque 250 items de notre Rapport 2023), « racisation », « islamophobie », « homophobie », « transphobie », « grossophobie » et toutes les phobies imaginables (sauf celle des souris et des reptiles, les seules pourtant que je doive hélas confesser), on finit par trouver le feuilleton un peu répétitif… Ainsi le morne troupeau des « moutons de la pensée » s’échine périodiquement à renouveler le cheptel des malheureuses victimes de la Domination (maudit soit ton nom trop prononcé !). Et la dernière trouvaille en date, ce sont les enfants. Chiche ?
Cela impose, puisque le budget de la Nation est en discussion, de créer une enveloppe spécifique pour la lutte contre l’adultisme, destinée à favoriser des stages rémunérés animés par les enfants eux-mêmes, afin de mieux veiller à faire comprendre l’oppression spécifique qu’ils subissent. Ceux-ci auront pour objectif d’éveiller les parents et, au-delà, tous les adultes, à la relation toxique qui les a poussés à faire des enfants sans leur demander leur avis.
Professeur émérite de cancérologie, université de Bordeaux
Coupable, forcément coupable !
C’est aujourd’hui un étudiant de Sciences Po de vingt ans, Pablo Ladam, qui nous raconte la folie qui s’est emparée de son école dans sa lutte contre les « violences sexistes et sexuelles ». Il le fait dans un texte de grande qualité, Terreur violette, qu’il faut absolument lire et que nous espérons tous voir publier rapidement.
Un laboratoire CNRS confond militantisme et objets de recherche
L’université, censée être un lieu de neutralité et de rigueur scientifique, dérive vers une politisation préoccupante, comme en témoigne la récente motion du CEPED (CNRS), qui adopte un positionnement militant pro-palestinien. Cette prise de position compromet la crédibilité de la recherche et instrumentalise les sciences sociales pour des fins idéologiques. L’institution académique doit préserver son indépendance et éviter de devenir un vecteur d’agenda politique.
Professeur émérite de cancérologie, université de Bordeaux
L’enfant est un loup pour l’homme
C’est d’Écosse que nous parvient la nouvelle qu’un enfant est atteint de « dysphorie d’espèce » et s’identifie à un loup. L'oncologue Jacques Robert développe sur ce thème.
Le refus du débat, arme fatale de l’académo-militantisme
Le 17 septembre, le site de vulgarisation universitaire TheConversation publie un article de notre collègue Albin Wagener (« professeur en analyse de discours et communication » à l’Institut catholique de Lille) intitulé « Paniques morales : l’arme fatale de l’extrême droite ». L’illustration choisie par la rédaction est aussi éloquente que le titre : une affiche d’agit-prop déclarant « L’extrême droite vous parle tous les jours, 24h/24 », avec les logos de C8 et Europe 1. Complétons : sur TheConversation c’est l’extrême gauche qui nous parle tous les jours, mais avec un atout supplémentaire : ce n’est pas par la voix des journalistes mais sous couvert d’expertise universitaire. Double peine.