Lallab : l’asso féministe musulmane, lance une campagne digitale contre les violences intra-communautaires

Lallab : l’asso féministe musulmane, lance une campagne digitale contre les violences intra-communautaires

Collectif

Tribune des observateurs

Table des matières

Lallab : l’asso féministe musulmane, lance une campagne digitale contre les violences intra-communautaires

Read More  C’est au moment du ftour, la rupture du jeûne, que le micro Mouv’ s’est invité,  avec les Lallas, les bénévoles de l’association. Elles nous accueillent dans leur locaux de Bagnolet, où elles ont l’habitude de se rassembler. Plusieurs plats sucrés et salés sont disposés sur les tables. L’appel à la prière retentit sur les smartphones.
Il est enfin possible de commencer le festin. C’est dans cette ambiance détendue et entre filles qu’on a pu discuter des violences intra-communautaires. Pour Fatima Bent, co-présidente de l’association, c’est un moyen de se réapproprier le sujet, pour qu’il ne finisse pas entre les mains des islamophobes.
« C’est souvent la loi du silence. Elles ne peuvent pas dénoncer les agressions, qu’elles subissent parce qu’on leur dit qu’elles vont trahir la cause et qu’on ne lave pas son linge sale en public. »
Lallab a récolté une cinquantaine de témoignages parlant d’inceste, de femmes portant le foulard qui se sentent stigmatisées par leur propre famille ou encore du sexisme vécu à la mosquée. Certains ont déjà été publiés anonymement sur leur réseaux sociaux et la violence des récits témoignent de l’urgence d’agir.  L’association cherche avant tout à créer des espaces de parole car les victimes ne sont pas systématiquement crues dans leur entourage.
« De quoi a-t-on besoin pour que les femmes musulmanes se sentent en sécurité dans des mosquées, dans leur famille, qu’elles puissent être invitées dans des dîners familiaux, sans avoir peur de subir une violence parce qu’elles ont parlé ?   » s’interroge Fatima Bent.
Ces témoignages serviront à organiser la contre-offensive, parce que Lallab, est aussi un espace de mobilisation pour les femmes musulmanes ouvert toute l’année. Elles mettent en place des cours d’autodéfense comme des formations.
Pour afficher ce contenu Instagram, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d’intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d’utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire. 

C’est au moment du ftour, la rupture du jeûne, que le micro Mouv’ s’est invité,  avec les Lallas, les bénévoles de l’association. Elles nous accueillent dans leur locaux de Bagnolet, où elles ont l’habitude de se rassembler. Plusieurs plats sucrés et salés sont disposés sur les tables. L’appel à la prière retentit sur les smartphones.

Il est enfin possible de commencer le festin. C’est dans cette ambiance détendue et entre filles qu’on a pu discuter des violences intra-communautaires. Pour Fatima Bent, co-présidente de l’association, c’est un moyen de se réapproprier le sujet, pour qu’il ne finisse pas entre les mains des islamophobes.

« C’est souvent la loi du silence. Elles ne peuvent pas dénoncer les agressions, qu’elles subissent parce qu’on leur dit qu’elles vont trahir la cause et qu’on ne lave pas son linge sale en public. »

Lallab a récolté une cinquantaine de témoignages parlant d’inceste, de femmes portant le foulard qui se sentent stigmatisées par leur propre famille ou encore du sexisme vécu à la mosquée. Certains ont déjà été publiés anonymement sur leur réseaux sociaux et la violence des récits témoignent de l’urgence d’agir.  L’association cherche avant tout à créer des espaces de parole car les victimes ne sont pas systématiquement crues dans leur entourage.

« De quoi a-t-on besoin pour que les femmes musulmanes se sentent en sécurité dans des mosquées, dans leur famille, qu’elles puissent être invitées dans des dîners familiaux, sans avoir peur de subir une violence parce qu’elles ont parlé ?   » s’interroge Fatima Bent.

Ces témoignages serviront à organiser la contre-offensive, parce que Lallab, est aussi un espace de mobilisation pour les femmes musulmanes ouvert toute l’année. Elles mettent en place des cours d’autodéfense comme des formations.

Pour afficher ce contenu Instagram, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d’intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d’utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

 

« Ce post est un relevé d’information de notre veille d’information »

Auteur

Droit de réponse et contributions
Vous souhaitez réagir ? Soumettez une proposition de tribune

Vous pourriez aimer aussi :

WOKISME VS TRUMPISME : NOUVELLE GUERRE DES IDÉES

Un entretien de Pierre-Henri Tavoillot avec le philosophe Manuel Maria Carrilho qui analyse le wokisme comme une idéologie issue du « paradigme de l’illimité », fondée sur une conception sans bornes de l’identité et du langage, et marquée par un fanatisme censorial profondément ancré dans les institutions occidentales.

Du bonheur dans la cancellation

Dans un bref récit autobiographique, humoristique et caustique, Jacques Robert dénonce l’intimidation dont les organisateurs de colloques sont victimes de la part de sycophantes zélés. La nouvelle cancer culture ? 
Ce qu'il vous reste à lire
0 %

Peut-être devriez-vous vous abonner ?

Sinon, ce n’est pas grave ! Vous pouvez fermer cette fenêtre et continuer votre lecture.

    S'enregistrer: