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Charles Jaigu: «De l’art et la manière d’être anti-woke»

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Charles Jaigu: «De l’art et la manière d’être anti-woke»

Read More  Réservé aux abonnés Par Charles Jaigu Publié le 15/03/2023 à 19:21 , Mis à jour le 15/03/2023 à 19:21 «La déconstruction est aussi la reprise d’une tradition critique ancienne qui nous ramène à Montaigne, et elle nous parle de ce qu’est la France», Philippe Forest. François Bouchon/Le Figaro CHRONIQUE – L’essayiste et romancier Philippe Forest s’est replongé dans le débat franco-américain sur la «déconstruction». Est-elle la mère de la génération woke? Il y a plusieurs méthodes et plusieurs tactiques pour contrer la contre-culture woke (on attend que l’Académie française fasse quelques propositions d’adaptation du mot). Bien sûr, il y a ceux qui pensent qu’il est toujours possible de revenir très en arrière, avant les maléfices de la «pensée 68». Et puis il y a ceux qui veulent limiter les dégâts, et contrer la fuite en avant d’un mouvement dont la force d’entraînement sur les nouvelles générations inquiète. C’est le jeu de la démocratie de remixer indéfiniment les débats qui opposent conservateurs et progressistes. Et cette histoire de wokisme est une énième réinterprétation de la guerre interne à l’Occident entre ceux qui veulent en sortir par tous les moyens, et ceux qui veulent y rester, en améliorant les choses. C’est le jeu, et on va y jouer avec l’aide de Philippe Forest, écrivain et professeur de littérature à Nantes, ancien directeur de collection chez Gallimard, qui contribue avec un juste sens de la nuance à l’élucidation du… Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 85% à découvrir. 

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Par Charles Jaigu

Publié le 15/03/2023 à 19:21 , Mis à jour le 15/03/2023 à 19:21

«
La déconstruction est aussi la reprise d’une tradition critique ancienne qui nous ramène à Montaigne, et elle nous parle de ce qu’est la France», Philippe Forest. François Bouchon/Le Figaro

CHRONIQUE – L’essayiste et romancier Philippe Forest s’est replongé dans le débat franco-américain sur la «déconstruction». Est-elle la mère de la génération woke?

Il y a plusieurs méthodes et plusieurs tactiques pour contrer la contre-culture woke (on attend que l’Académie française fasse quelques propositions d’adaptation du mot). Bien sûr, il y a ceux qui pensent qu’il est toujours possible de revenir très en arrière, avant les maléfices de la «pensée 68». Et puis il y a ceux qui veulent limiter les dégâts, et contrer la fuite en avant d’un mouvement dont la force d’entraînement sur les nouvelles générations inquiète. C’est le jeu de la démocratie de remixer indéfiniment les débats qui opposent conservateurs et progressistes. Et cette histoire de wokisme est une énième réinterprétation de la guerre interne à l’Occident entre ceux qui veulent en sortir par tous les moyens, et ceux qui veulent y rester, en améliorant les choses.

C’est le jeu, et on va y jouer avec l’aide de Philippe Forest, écrivain et professeur de littérature à Nantes, ancien directeur de collection chez Gallimard, qui contribue avec un juste sens de la nuance à l’élucidation du…

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