Chantal Delsol: «Les mères de famille, grandes oubliées de la réforme des retraites»

Chantal Delsol: «Les mères de famille, grandes oubliées de la réforme des retraites»

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Chantal Delsol: «Les mères de famille, grandes oubliées de la réforme des retraites»

Read More  Réservé aux abonnésTRIBUNE – La philosophe regrette que le gouvernement néglige les politiques familiales dans un contexte de dénatalité. Elle y voit le symptôme d’une crise profonde de la transmission. Membre de l’Institut, professeur émérite des universités, auteur de plusieurs dizaines d’ouvrages, Chantal Delsol a notamment codirigé avec Joanna Nowicki «La Vie de l’esprit en Europe centrale et orientale depuis 1945» (Éditions du Cerf, avril 2021). Dernier livre paru: «La Fin de la chrétienté» (Éditions du Cerf, octobre 2021) Le moins qu’on puisse dire est que les mères de famille sont les grandes oubliées de la réforme annoncée des retraites. Un tel oubli volontaire, à une époque où aucune catégorie, fût-ce la plus minime et la plus marginale, ne doit manquer au grand banquet de la redistribution, est éloquent. On peut – et on doit – s’étonner de voir à quel point cette cause-là est, la seule, aussi mollement défendue… Ce n’est pas que le législateur nous a perdues de vue. C’est que, bien consciemment, il a pensé que nous ne sommes plus une catégorie digne d’intérêt, ou pour le dire autrement, que nous ne sommes plus une catégorie du tout. Cela bien sûr correspond à la baisse de la natalité Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 86% à découvrir. 

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TRIBUNE – La philosophe regrette que le gouvernement néglige les politiques familiales dans un contexte de dénatalité. Elle y voit le symptôme d’une crise profonde de la transmission.

Membre de l’Institut, professeur émérite des universités, auteur de plusieurs dizaines d’ouvrages, Chantal Delsol a notamment codirigé avec Joanna Nowicki «La Vie de l’esprit en Europe centrale et orientale depuis 1945» (Éditions du Cerf, avril 2021). Dernier livre paru: «La Fin de la chrétienté» (Éditions du Cerf, octobre 2021)

Le moins qu’on puisse dire est que les mères de famille sont les grandes oubliées de la réforme annoncée des retraites. Un tel oubli volontaire, à une époque où aucune catégorie, fût-ce la plus minime et la plus marginale, ne doit manquer au grand banquet de la redistribution, est éloquent. On peut – et on doit – s’étonner de voir à quel point cette cause-là est, la seule, aussi mollement défendue… Ce n’est pas que le législateur nous a perdues de vue. C’est que, bien consciemment, il a pensé que nous ne sommes plus une catégorie digne d’intérêt, ou pour le dire autrement, que nous ne sommes plus une catégorie du tout.

Cela bien sûr correspond à la baisse de la natalité

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