Assemblée nationale : photo de famille en ethnicolor ?

Assemblée nationale : photo de famille en ethnicolor ?

Claudio Rubiliani

Biologiste, membre de l’Observatoire de la petite sirène.

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Assemblée nationale : photo de famille en ethnicolor ?

Chez Mediapart, on n’est jamais à court d’absurdités. Leur dernière énormité, datée du 10 juillet, pourrait passer pour le gag de l’été : les photos de groupes des députés nouvellement élus montrent que ces derniers sont beaucoup trop blancs ! 

Pour Mediapart, ce qui importe ce n’est pas la couleur politique mais la couleur de peau. On ne sait quel subtil nuancier a permis à nos trois brillants journaleux (par ailleurs d’une confondante pâleur) d’établir ce constat, mais, rassurons-les. Pour la rentrée, le bronzage estival ayant fait son œuvre, l’hémicycle aura peut-être trouvé un teint plus conforme à leurs goûts. Insuffisant, sans doute, car chez ces admirateurs de la Terreur et des théocraties, fi de la démocratie, vive la victimocratie !

Plus question d’élire des députés. Choisissons-les – par les soins du Comité de Salut public de Mediapart, évidemment – représentatifs des nouveaux damnés de notre Terre. Il faudra un fort pourcentage de « racisés ». Mais là, les difficultés commencent : quelles seront les couleurs, les nuances, les éventuels métissages retenus ? Faudra-t-il présenter un certificat de non-aryanité ?  Sur trois générations ? Un certain pourcentage de handicapés sera aussi incontournable, en panachant moteurs, sensoriels, mentaux et polyhandicapés.  Et cette Assemblée « victimo-représentative » ou intersectionnelle, pour faire plus savant, ne pourra négliger les nains, les géants, les bègues, les roux et rousses et bien sûr les chauves. Mais dans cette cohorte des « opprimés » que faire des transsexuels ? Représentant tout au plus 0,1% de la population adulte, on pourrait toutefois leur accorder 1 siège. L’Assemblée comptant 577 députés, soit un nombre impair, cet « élu » économiserait au moins à nos éminents journaleux un casse-tête en leur permettant de constituer un hémicycle à parité hommes-femmes, critère égalitariste incontournable.

Mais au fait, Mediapart n’a pas dénombré les élus juifs ! Sans doute les a-t-il comptabilisés parmi les « blancs » (forcément bourgeois, privilégiés et, oxymore, forcément sales). Heureusement pour notre subtil média, Rachel Khan n’a sollicité aucun mandat et, à notre connaissance, aucun descendant de Falasha d’Ethiopie n’est élu. Des éléments qui auraient mis à mal le jugement de nos inquisiteurs tout à leur procès en blanchitude. Afin de leur éviter à l’avenir toute ambiguïté dans leur estimation colorimétrique et avec la malhonnêteté intellectuelle chronique qui caractérise ce média à part, devons-nous nous attendre à la publication prochaine d’un article invitant les élus juifs à porter un signe distinctif sur leur poitrine ? Pour leur bien, évidemment ! 

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