
À l’université de Grenoble, voici le mois de l’égalité !
Le « mois de l’égalité » organisé par l’Université Grenoble-Alpes remplace le débat académique par des actions de sensibilisation idéologiques tenant lieu de réflexion intellectuelle.
Cette rubrique rassemble l’ensemble des analyses classées sous ce thème.

Le « mois de l’égalité » organisé par l’Université Grenoble-Alpes remplace le débat académique par des actions de sensibilisation idéologiques tenant lieu de réflexion intellectuelle.

« Pour une réforme de la pensée pédagogique » de Stéphane Louryan est une critique lucide de la spécialisation précoce et de la dispersion des savoirs dans l’enseignement supérieur. Une recension de Jacques Robert.

L’annulation d’un colloque est-elle souhaitable? Deux positions argumentées par deux membres de l’Observatoire.

La publication récente d’un rapport sur la liberté académique a bien évidemment suscité un immense intérêt de la part de l’Observatoire d’éthique universitaire, d’autant plus qu’il y est fait abondamment mention de notre Observatoire, dont une des missions est précisément de dénoncer les atteintes multiples à la liberté académique et qui a publié sur son site plusieurs éditoriaux et articles sur ce sujet.

Le professeur Albert Doja analyse de manière critique une thèse consacrée au statut de « burrnesh » (« vierge jurée », mais aussi « femme forte » en albanais).Un article qui illustre les enjeux de rigueur scientifique, d’historicisation des concepts et de vigilance face aux simplifications ou à « l’exotisation » qui risquent d’entraver la compréhension et l’accompagnement des luttes pour l’égalité.

Pierre Rochette dresse un bilan sévère de ses 44 années de carrière, dénonçant la montée d’une bureaucratie pesante et absurde qui entrave gravement la recherche scientifique, la liberté académique et le fonctionnement de l’enseignement supérieur en France

Les universités publiques françaises, qui accueillent plus de 70 % des étudiants de l’enseignement supérieur, assurent une mission essentielle avec des moyens bien moindres que le secteur privé, tout en dépendant massivement de la dotation de l’État. Pourtant, elles souffrent d’un découplage entre recherche et enseignement, d’une faible professionnalisation et d’un manque de reconnaissance institutionnelle, fragilisant leur rôle central dans la formation de la jeunesse et dans la promesse d’égalité républicaine.

L’ouvrage collectif Critique de la raison universitaire, dirigé par Arnaud Bernadet, explore comment certaines idéologies identitaires, managériales et militantes sapent les fondements de la science, de la raison et de la liberté académique au sein des universités occidentales, notamment au Canada et en France. À travers les contributions de divers universitaires, le livre dénonce l’érosion du pluralisme intellectuel causée par la censure, les politiques EDI, l’autochtonisation du savoir et la transformation du droit en instrument militant, appelant à une défense rigoureuse de l’autonomie universitaire comme exigence de vérité.

Fabrice Balanche, chercheur à l’université Lyon-2, a été empêché de donner cours par des militants masqués se revendiquant propalestiniens. L’Observatoire d’éthique universitaire réagit à ce climat d’intimidation dans une tribune exigeant des sanctions et un engagement fort des autorités universitaires et gouvernementales.

Bergeaud-Blackler répond aux arguments avancés par Karim Souanef et Julien Talpin (Mediapart) affirmant que l’annulation de sa conférence à l’Université de Lille reposerait sur des raisons scientifiques et déontologiques, et non politiques. Ils présentent l’affaire sous un angle politique tout en prétendant l’inverse, omettant certains éléments et biaisant leur analyse.